Avocat en droit de la construction à Paris
Droit de la construction

- Garantie décennale : couvre les désordres compromettant la solidité ou l'habitabilité pendant 10 ans à compter de la réception
- Réception des travaux : point de départ des garanties légales, étape cruciale à ne pas négliger
- Malfaçons : expertise judiciaire souvent indispensable pour établir la preuve technique
- Dommages-ouvrage : préfinancement des réparations sans attendre la recherche de responsabilité
- Responsabilité des constructeurs : architecte, entreprise, sous-traitant : chacun répond de ses fautes
Le droit de la construction encadre l'ensemble des relations juridiques nées de la conception, de la réalisation et de la réception/livraison d'un ouvrage immobilier. Il combine droit civil (articles 1792 et suivants du Code civil), droit des contrats (marché de travaux, contrat d'architecte, sous-traitance), Code de la construction et de l'habitation (CCMI, VEFA, VIR), Code des assurances (assurance dommages-ouvrage, RC pro décennale) et droit de la procédure civile (référé préventif, expertise judiciaire). C'est une matière juridique très technique.
Le cabinet Equitéo Avocat, à Paris, intervient côté maître d'ouvrage : promoteurs immobiliers, foncières, SCI, bailleurs sociaux, marchands de biens, investisseurs institutionnels, ainsi que les maîtres d'ouvrage privés dont les particuliers en VEFA, CCMI ou rénovation. En tant qu'avocat en droit de la construction le cabinet accompagne ses clients à chaque étape du cycle de vie d'un projet immobilier : sécurisation contractuelle en amont, suivi de la réception, mise en jeu des garanties post-réception ou livraison (parfait achèvement, biennale, décennale), activation des assurances (dommages-ouvrage, garantie financière d'achèvement), contentieux contre les constructeurs, MOE et assureurs.
Sommaire
- Le droit de la construction côté maître d'ouvrage : panorama
- Les contrats du maître d'ouvrage : marché de travaux, MOE, architecte
- Les opérations encadrées : CCMI, VEFA, VIR
- La réception des travaux : levier procédural majeur du maître d'ouvrage
- Garanties post-livraison côté maître d'ouvrage (article 1792 et s.)
- L'assurance dommages-ouvrage (DO) et son recours subrogatoire
- Le contentieux du maître d'ouvrage : stratégies et fondements
- Le référé préventif et l'expertise judiciaire (article 145 CPC)
- Maîtres d'ouvrage privés et particuliers
- Vous êtes une entreprise du BTP, un sous-traitant ou un assureur construction ?
- Stratégie contentieuse : le rôle de l'avocat construction côté maître d'ouvrage
- Questions fréquentes — Avocat construction à Paris
Le droit de la construction côté maître d'ouvrage : panorama
Le maître d'ouvrage (MO) est la personne pour le compte de laquelle un ouvrage est construit. Il occupe la position centrale du droit de la construction : c'est à son profit que les garanties légales (parfait achèvement, biennale, décennale) sont édictées, c'est lui qui souscrit l'assurance dommages-ouvrage obligatoire, c'est lui qui signe le marché de travaux et qui peut activer les recours en cas de désordres.
L'avocat exerçant le droit de la construction côté maître d'ouvrage intervient dans plusieurs configurations distinctes :
- MO professionnel : promoteur immobilier, foncière, SCI, bailleur social, marchand de biens, investisseur institutionnel, gestionnaire d'actifs immobiliers. Ces acteurs réalisent des opérations à enjeux financiers majeurs et exigent une sécurisation juridique systématique ;
- MO public (collectivités, hôpitaux, universités...) : régi par le Code de la commande publique, ici non traité.. Pour les marchés publics de travaux, voir notre page dédiée à l'exécution des marchés publics de travaux ;
- MO privé non-professionnel : copropriétaires, syndicats de copropriétaires, particuliers en CCMI, acquéreurs VEFA. Clients également de notre cabinet, nous traitons les spécificités de ces acteurs plus bas dans une section dédiée.
Sur tous ces dossiers, l'avocat construction permet de gagner du temps et de maximiser l'indemnisation éventuelle suite à un préjudice subi. La technicité de la matière, les délais courts (forclusion biennale, prescription décennale, délais de réception et de levée des réserves) et la complexité des fondements juridiques (responsabilité contractuelle de droit commun, garantie de parfait achèvement, responsabilité décennale de plein droit) imposent une intervention experte.
Les contrats du maître d'ouvrage : marché de travaux, MOE, architecte
Le marché de travaux
Le marché de travaux est le contrat par lequel un entrepreneur s'engage envers le maître d'ouvrage à réaliser un ouvrage selon les spécifications convenues, contre paiement d'un prix. Il s'agit du contrat de louage d'ouvrage prévu à l'article 1710 du Code civil. Côté MO professionnel, le marché de travaux est généralement encadré par les normes contractuelles NF P 03-001 (marchés privés de travaux) ou par les CCAG-Travaux pour les marchés publics.
Les enjeux contractuels du MO sont nombreux :
- Définition précise du prix : forfait, prix unitaires, dépenses contrôlées, prix maximum garanti
- Fixation du délai d'exécution et clauses pénales de retard
- Modalités de modification : ordres de service, avenants, sujétions imprévues
- Régime des pénalités et de la résiliation pour faute
- Garanties financières : caution de bonne fin, retenue de garantie (5 % maximum), cautionnement bancaire
- Conditions de la réception et points d'étape (réception partielle, levée des réserves)
Sur la révision des prix en cours de marché, voir notre analyse de la révision de prix BTP : enjeux pour les maîtres d'ouvrage.
Le contrat de maîtrise d'œuvre (MOE)
Le contrat de maîtrise d'œuvre lie le MO à un professionnel (architecte, BET) qui assure la conception et/ou le suivi des travaux. La maîtrise d'œuvre se décompose en missions normalisées :
- DIAG / ESQ / APS / APD : phases de conception ;
- PRO / DCE : projet d'exécution et dossier de consultation des entreprises ;
- ACT / EXE : assistance aux contrats de travaux et études d'exécution ;
- DET / OPC / AOR : direction de l'exécution, ordonnancement-pilotage-coordination, assistance opérations de réception.
Pour une analyse complète, consultez notre guide complet sur la responsabilité du BET et de la MOE en exécution. La responsabilité de l'architecte et du BET est doublement encadrée : responsabilité contractuelle de droit commun pour leur prestation intellectuelle + responsabilité décennale lorsqu'ils interviennent en qualité de constructeur au sens de l'article 1792-1 du Code civil.
Le contrat de sous-traitance (loi 1975)
Lorsque l'entrepreneur principal sous-traite tout ou partie du marché, le MO est concerné au premier chef par la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance. Cette loi protège le sous-traitant face à l'entrepreneur principal en cas de défaillance, mais elle impose aussi des obligations au MO : acceptation et agrément des conditions de paiement du sous-traitant, possibilité d'action directe en paiement, garanties financières.
Pour le panorama complet du régime, voir notre dossier sous-traitance BTP loi 1975 : guide pratique et notre commentaire sur le cautionnement sous-traitance, terme extinctif et protection.
Les opérations encadrées : CCMI, VEFA, VIR
Lorsque le MO est un particulier ou un MO non-professionnel acquérant un ouvrage à construire ou à rénover, la loi a créé trois régimes contractuels protecteurs spécifiques. Notre cabinet a publié des piliers thématiques complets sur chacun :
- vente en l'État Futur d'Achèvement (VEFA) — articles L. 261-1 et s. du CCH. Le promoteur vend un immeuble à construire ; transfert immédiat des droits sur le sol et accession progressive sur les ouvrages à venir. Voir notre guide complet sur l'avocat VEFA : recours, retard, garanties ;
- vente d'Immeuble à Rénover (VIR) — articles L. 262-1 et s. du CCH (loi ENL du 13 juillet 2006). Régime intermédiaire entre la vente ordinaire et la VEFA, applicable aux opérations de rénovation accompagnées de versements avant livraison. Voir notre guide complet sur l'avocat VIR : vente d'immeuble à rénover, garanties et fiscalité ;
- contrat de Construction de Maison Individuelle (CCMI) — articles L. 230-1 à L. 232-2 du CCH (loi du 19 décembre 1990). Permet à un particulier propriétaire de son terrain de faire construire sa maison auprès d'un constructeur unique avec garantie de livraison à prix et délai convenus. Voir notre guide complet sur l'avocat CCMI : contrat de construction de maison individuelle.
Sur le contentieux des clauses pénales en CCMI, voir notre commentaire de la clause de dédit ou clause pénale en CCMI (Cass. 2026).
La réception des travaux : levier procédural majeur du maître d'ouvrage
La réception est l'acte par lequel le maître d'ouvrage déclare accepter l'ouvrage, avec ou sans réserves, conformément à l'article 1792-6 du Code civil. C'est l'acte juridique pivot du droit de la construction : il déclenche le point de départ de toutes les garanties post-livraison (parfait achèvement, biennale, décennale) et marque le transfert des risques de l'entrepreneur au MO.
Pourquoi la réception est-elle stratégique pour le MO ?
- Effet purgatif des désordres apparents non réservés : tout désordre apparent non mentionné dans les réserves de la réception est définitivement couvert. Le MO ne pourra plus l'invoquer ultérieurement ;
- Point de départ des garanties : décennale (10 ans), biennale (2 ans), parfait achèvement (1 an) ;
- Transfert des risques : la chose passe sous la garde du MO, qui doit l'assurer (assurance multirisque) ;
- Déclenchement des paiements : solde du marché, libération de la retenue de garantie.
Pour le détail procédural, voir notre dossier réception des travaux BTP : guide pratique et notre commentaire de l'arrêt-clé sur la garantie décennale et les désordres réservés.
Réception expresse, tacite, judiciaire
Trois modes de réception existent :
- Expresse : signature d'un procès-verbal de réception, mode normal et recommandé
- Tacite : prise de possession + paiement du solde sans réserves explicites
- Judiciaire : prononcée par le juge en cas de refus du MO ou de désaccord sur la réception
Si elle est possible, l'avocat construction côté MO conseille systématiquement la réception expresse avec réserves détaillées : elle protège le MO en figeant l'état de l'ouvrage et en réservant tous les désordres apparents qui doivent être levés ultérieurement.
Garanties post-livraison côté maître d'ouvrage (article 1792 et s.)
Le Code civil organise un régime protecteur au profit du maître d'ouvrage, articulé autour de trois garanties cumulatives.
La garantie de parfait achèvement (1 an, article 1792-6 C. civ.)
L'article 1792-6 du Code civil impose à l'entrepreneur, pendant un an à compter de la réception, la réparation de l'ensemble des désordres signalés : ceux mentionnés au procès-verbal de réception et ceux survenus dans l'année suivant. Pour le détail, voir notre guide complet sur la garantie de parfait achèvement (GPA).
La garantie biennale de bon fonctionnement (2 ans, article 1792-3)
L'article 1792-3 du Code civil couvre, pendant deux ans à compter de la réception, le bon fonctionnement des éléments d'équipement dissociables de l'ouvrage (volets, robinetterie, chaudière individuelle, etc.). Le délai est strict : à peine de forclusion, l'action doit être engagée dans les deux ans.
La garantie décennale (10 ans, article 1792)
C'est la garantie phare côté maître d'ouvrage. L'article 1792 du Code civil établit une présomption de responsabilité de plein droit des constructeurs envers le MO et les acquéreurs successifs, pour tous les dommages qui :
- compromettent la solidité de l'ouvrage (effondrement, fissures structurelles, désordres de fondations) ;
- ou rendent l'ouvrage impropre à sa destination (infiltrations généralisées, défaut d'étanchéité majeur, défaillance de l'isolation thermique critique).
Cette garantie est d'ordre public : aucune clause ne peut la limiter ou l'exclure. Elle pèse sur tous les constructeurs au sens de l'article 1792-1 (entrepreneurs, architectes, BET, fabricants d'EPERS, vendeurs d'immeubles à construire). Sur les évolutions récentes, voir nos analyses :
- Garantie décennale et travaux industriels (Cass. 25 sept. 2025)
- Garantie décennale : seul le propriétaire peut agir
- Panneaux photovoltaïques et garantie décennale
- Stalactites en toiture : responsabilité décennale
- Sous-traitance et assurance décennale (Cass. 3e civ. 2025)
La responsabilité contractuelle de droit commun
Au-delà des garanties spéciales, des articles 1792-3, 1792-4-1 et 1792-4-2articles 1792-3, 1792-4-1 et 1792-4-2, les actions en responsabilité dirigées contre les constructeurs désignés aux articles 1792 et 1792-1articles 1792 et 1792-1 et leurs sous-traitants se prescrivent par dix ans à compter de la réception des travaux.
L'assurance dommages-ouvrage (DO) et son recours subrogatoire
L'assurance dommages-ouvrage (DO) est une assurance obligatoire (article L. 242-1 du Code des assurances) que le maître d'ouvrage doit souscrire avant l'ouverture du chantier pour tout ouvrage soumis à la garantie décennale (sauf exceptions limitatives). Elle constitue le levier financier majeur du MO en cas de sinistre décennal.
Pour le panorama complet, consultez notre guide complet sur l'assurance dommages-ouvrage (DO).
Le mécanisme protecteur de la DO
La DO préfinance les réparations relevant de la décennale sans attendre que les responsabilités soient judiciairement établies. Concrètement, en cas de sinistre :
- Le MO déclare le sinistre à son assureur DO dans les délais
- L'assureur a 60 jours pour notifier sa position sur le principe (acceptation ou refus de garantie) et 90 jours pour proposer une indemnité
- Si la DO accepte, elle paie l'indemnité d'avance au MO
- La DO se subroge ensuite dans les droits du MO pour exercer les recours subrogatoires contre les constructeurs et leurs assureurs RC pro décennale
Les contentieux DO côté MO
L'avocat en droit de la construction côté MO intervient régulièrement sur :
- Refus de garantie opposé par la DO : l'assureur prétend que le sinistre n'a pas la nature décennale, ou invoque une exclusion contractuelle. Voir notre commentaire sur l'assurance construction, dénaturation et garantie et sur la question quel contrat décennale applicable aux désordres ?
- Insuffisance d'indemnité : la DO propose une indemnité manifestement insuffisante. L'avocat sollicite une expertise contradictoire et négocie ou conteste devant le juge
- Défaut de souscription : le MO ou un acquéreur successif s'aperçoit que la DO n'a jamais été souscrite. Conséquences : le MO assume seul le risque (mais peut chercher la responsabilité du notaire, de l'architecte, etc.)
- Médiation et prescription : voir notre dossier médiation assurance et prescription
Le contentieux du maître d'ouvrage : stratégies et fondements
Les grands fondements d'action
Le MO dispose d'un arsenal contentieux varié, à mobiliser selon la nature du désordre et le moment où il apparaît :
- Garantie de parfait achèvement (article 1792-6) : action rapide pour faire lever des désordres dans l'année de la réception
- Garantie biennale de bon fonctionnement (article 1792-3) : éléments d'équipement dissociables dans les 2 ans
- Garantie décennale (article 1792) : désordres compromettant la solidité ou rendant l'ouvrage impropre à sa destination, dans les 10 ans
- Responsabilité contractuelle : en dehors des actions régies par les articles 1792-3, 1792-4-1 et 1792-4-2, les actions en responsabilité dirigées contre les constructeurs désignés aux articles 1792 et 1792-1articles 1792 et 1792-1 et leurs sous-traitants se prescrivent par dix ans à compter de la réception des travaux
- Action contre l'assureur DO : préfinancement direct, sans avoir à établir la responsabilité du constructeur
- Action en garantie financière (GFA, GFR en VEFA ; garantie de livraison en CCMI)
- Trouble anormal de voisinage : voir notre commentaire sur le maître d'ouvrage aussi responsable du trouble de voisinage
La gestion des prescriptions
La gestion des délais est cruciale et particulièrement complexe en construction : forclusion, biennale, prescription décennale, prescription de 5 ans en responsabilité contractuelle, butoir de 20 ans. Voir notre guide complet sur la prescription en construction et BTP.
Le référé préventif et l'expertise judiciaire (article 145 CPC)
Avant tout contentieux au fond, le MO peut (et doit souvent) solliciter une expertise judiciaire préventive sur le fondement de l'article 145 du Code de procédure civile. Cette procédure de référé permet de :
- Constater l'état de l'ouvrage de manière contradictoire
- Identifier les causes des désordres
- Évaluer le coût des réparations
L'avocat construction côté MO intervient pour :
- Rédiger l'assignation en référé préventif avec une mission d'expertise précise
- Constituer le dossier des parties
- Suivre les opérations d'expertise : dires, rendez-vous d'expertise, suivi du rapport préliminaire et définitif
- Négocier ou saisir le tribunal au fond sur la base du rapport d'expertise pour obtenir une indemnisation
L'expertise judiciaire dure typiquement 12 à 24 mois. Le coût est avancé par le demandeur (environ 5 000 à 30 000 € selon la complexité à titre indicatif, mais cela peut être un peu moins comme beacoup plus) et peut être mis à la charge du défendeur en cas de condamnation.
Maîtres d'ouvrage privés et particuliers
Notre cabinet représente également les maîtres d'ouvrage privés non-professionnels : copropriétaires, syndicats de copropriétaires, particuliers en CCMI ou VEFA, propriétaires confrontés à des malfaçons post-livraison/réception. Une attention particulière est donnée aux spécificités juridiques applicables :
- Acquéreurs en VEFA : recours contre le promoteur, mise en jeu de la GFA en cas de défaillance, contestation de retard de livraison, défauts de conformité apparents (article L. 261-3 CCH). Voir notre guide VEFA ;
- Particuliers en CCMI : garantie de livraison à prix et délai convenus (L. 231-6 CCH), pénalités de retard à 1/3000ᵉ par jour, conditions suspensives limitatives. Voir notre guide CCMI ;
- Acquéreurs en VIR : garantie financière d'achèvement extrinsèque obligatoire (L. 262-7 CCH), garantie des défauts apparents (1 mois / 1 an, L. 262-3). Voir notre guide VIR ;
- Copropriétaires et syndicats : action collective contre le promoteur, mise en jeu de la GPA et de la décennale sur les parties communes.
Vous êtes une entreprise du BTP, un sous-traitant ou un assureur construction ?
Cette page est dédiée au droit de la construction côté maître d'ouvrage. Si vous êtes une entreprise du BTP, un sous-traitant, un bureau d'études, un architecte ou un assureur construction, votre conseil dédié se trouve sur notre page Avocat des entreprises BTP et assureurs construction à Paris.
Cette page traite des problématiques spécifiques côté entreprise : impayés de chantier et recouvrement BTP, révision des prix dans les marchés, délégation de pouvoirs au dirigeant BTP, retenues de garantie, contentieux assurantiel, assurance décennale de votre entreprise du BTP.
Stratégie contentieuse : le rôle de l'avocat construction côté maître d'ouvrage
Le droit de la construction combine plusieurs techniques juridiques (responsabilité civile, contrat, assurance, expertise judiciaire) et plusieurs régimes contentieux (juridictions civiles, juridictions administratives pour les marchés publics, juridictions pénales pour les infractions). Le recours à un avocat construction spécialisé est déterminant à plusieurs étapes.
En amont, à la signature
- Audit du marché de travaux : clauses de prix, délais, pénalités, garanties financières, conditions de réception ;
- Vérification des assurances : DO du MO, RC pro/décennale du constructeur, TRC chantier ;
- Sécurisation des opérations encadrées (CCMI, VEFA, VIR) : audit du contrat, vérification de la GFA, calendrier des paiements.
Pendant le chantier
- Surveillance des appels de fonds et de l'avancement ;
- Gestion des avenants et OS (ordres de service) ;
- Mise en demeure en cas de retard ou de malfaçons ;
- Négociation amiable ou action judiciaire en cas de désordre apparu en cours de travaux.
À la réception
- Conseil pour la réception ;
- Stratégie de levée des réserves et déclenchement de la GPA.
En contentieux
- Référé-expertise préventive (article 145 CPC) : constat contradictoire, expertise judiciaire ;
- Action au fond sur le bon fondement (parfait achèvement, biennale, décennale, contractuel, vice caché) ;
- Action contre l'assureur DO pour préfinancement ;
- Recours subrogatoires lorsque le MO a indemnisé un tiers (acquéreur successif) ;
- Médiation et négociation avec les assureurs construction et les constructeurs.
Notre cabinet, avocat en droit de la construction à Paris et en vente immobilière, accompagne les MO professionnels et privés dans l'ensemble de ces problématiques. Pour une vue d'ensemble de nos domaines d'intervention, consultez notre page d'expertises en droit immobilier et de l'urbanisme.
Questions fréquentes — Avocat construction à Paris
Quel est le rôle de l'avocat construction côté maître d'ouvrage ?
L'avocat construction côté maître d'ouvrage (MO) accompagne le donneur d'ordre tout au long du cycle de vie d'un projet immobilier : sécurisation contractuelle (marché de travaux, MOE, sous-traitance), suivi de la réception, mise en jeu des garanties post-livraison (parfait achèvement 1 an, biennale 2 ans, décennale 10 ans), activation de l'assurance dommages-ouvrage, contentieux contre les constructeurs et leurs assureurs RC pro. Il intervient pour les promoteurs, foncières, SCI, bailleurs sociaux, marchands de biens, ainsi que pour les particuliers en VEFA, CCMI ou litige post-livraison.
Représentez vous les sociétés du BTP ?
Cette page est dédiée aumaître d'ouvrage (donneur d'ordre, acquéreur, propriétaire) ; Nous intervenons aussi en qualité d''avocat de sociétés du BTP (entrepreneurs, sous-traitants, MOE, architectes) et aux côtés de leurs assureurs. Les enjeux sont symétriques : le MO invoque les garanties pour faire indemniser ses préjudices, tandis que l'entreprise BTP défend sa responsabilité ou recouvre ses impayés. Notre cabinet intervient des deux côtés, mais bien évidemment jamais simultanément sur un même dossier. Pour le côté entreprise, voir notre page dédiée avocat BTP et assureurs construction.
Combien coûte un avocat construction ?
Les honoraires varient selon la complexité du dossier. Audit contractuel : 1 500-4 000 € HT (forfait). Référé-expertise préventive (article 145 CPC) : 4 000-8 000 € HT. Action au fond en responsabilité décennale : 5 000-20 000 € HT selon les expertises requises. Action contre l'assureur DO : 3 000-7 000 € HT. Taux horaire d'un avocat construction à Paris : 250-450 € HT/heure en moyenne et à titre indicatif. Une convention d'honoraires écrite est systématiquement remise avant intervention (article 10 du RIN).
Quel est le délai pour agir en garantie décennale ?
Le délai est de 10 ans à compter de la réception des travaux (article 1792-4-1 du Code civil). C'est un délai de forclusion : à son expiration, toute action est définitivement éteinte. Important : la prescription décennale couvre uniquement les désordres révélés dans le délai. Sans entrer dans le détail de la garantie subséquente, une fois découvert un désordre avant l'expiration des 10 ans, l'action doit être engagée rapidement par mise en demeure et/ou assignation en référé pour interrompre le délai.
L'assurance dommages-ouvrage est-elle obligatoire ?
Oui, pour le maître d'ouvrage, en application de l'article L. 242-1 du Code des assurances — sauf exceptions limitatives. Elle doit être souscrite avant l'ouverture du chantier. Sa fonction est de préfinancer les réparations relevant de la décennale, sans attendre l'établissement judiciaire des responsabilités. Pour le détail, voir notre guide complet sur la dommages-ouvrage.
Que faire si l'assureur DO refuse la garantie ?
L'assureur DO peut refuser sa garantie en invoquant : (1) l'absence de caractère décennal du désordre (réserve à la réception, malfaçon non substantielle, dommage évolutif déjà connu) ; (2) une exclusion contractuelle ; (3) un défaut de déclaration dans les délais. L'avocat expert en construction conteste ces refus par : l'analyse du contrat d'assurance et des conditions générales ; la sollicitation d'une expertise contradictoire ; la mise en cause de l'assureur devant le tribunal judiciaire. La jurisprudence est stricte avec les assureurs : voir nos commentaires sur l'assurance construction et la dénaturation de la garantie.
Quand recourir au référé préventif (article 145 CPC) ?
Le référé préventif sur le fondement de l'article 145 du CPC doit être actionné dès qu'un désordre apparaît ou que l'on craint qu'il se révèle, et avant tout procès au fond. Il permet d'ordonner une expertise judiciaire pour : constater l'état des lieux contradictoirement, identifier les causes, évaluer les réparations. Il est essentiel pour interrompre la prescription et préparer le contentieux au fond.
L'avocat construction intervient-il en VEFA, CCMI et VIR ?
Oui, ces régimes spéciaux relèvent du droit de la construction au sens large. Notre cabinet a publié des guides dédiés : VEFA, CCMI, VIR. Le contentieux est spécifique : pour la VEFA, mise en jeu de la GFA en cas de défaillance du promoteur, contestation de retard de livraison, défauts de conformité apparents (article L. 261-3 CCH) ; pour le CCMI, garantie de livraison à prix et délai convenus (L. 231-6 CCH), pénalités à 1/3000ᵉ par jour ; pour la VIR, garantie financière d'achèvement extrinsèque (L. 262-7 CCH).
Le maître d'ouvrage peut-il être responsable des troubles de voisinage causés par les travaux ?
Oui, et c'est un point souvent ignoré. Le maître d'ouvrage peut être tenu pour responsable des troubles anormaux de voisinage (bruit, poussière, vibrations, fissures du voisin) au même titre que l'entrepreneur. Voir notre commentaire sur la décision le maître d'ouvrage aussi responsable du trouble de voisinage. Une action en référé peut suspendre les travaux. La couverture par la TRC chantier (tous risques chantier) ou la RC du MO est essentielle.
Faut-il un avocat construction obligatoirement ?
L'avocat n'est pas obligatoire pour les procédures inférieures à 10 000 € devant le tribunal judiciaire. Au-delà, et pour toutes les procédures complexes (expertise judiciaire, contentieux multipartite avec assureurs, contentieux décennal), la représentation par avocat est obligatoire. Au-delà du cadre légal, la complexité du droit de la construction et l'enjeu financier (souvent plusieurs centaines de milliers d'euros) rendent l'intervention d'un avocat en matière de construction spécialisé déterminante : un mauvais fondement juridique ou un délai mal géré peut faire perdre une procédure.
Être accompagné
Votre avocat en droit de la construction à Paris
Alexandre Chevallier a créé Equitéo Avocat pour proposer un accompagnement juridique à la hauteur des enjeux de ses clients.
Exclusivement dédié au droit immobilier, il s'est formé à l'ICH Paris — institut de référence en droit de la construction et de l'habitation — avant d'obtenir un Master 2 en droit de la construction et de l'urbanisme. Cette spécialisation exclusive lui permet de maîtriser chaque composante du droit immobilier avec profondeur et précision.
Également Avocat mandataire en transaction immobilière, il allie expertise juridique et connaissance concrète du marché, pour un accompagnement global, de la sécurisation à la concrétisation de l'opération de vente ou d'acquisition immobilière.
Formé à la médiation à l'IFOMENE (Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation), musicien passé par l'American School of Modern Music à Paris et formé à la programmation informatique, il cultive une approche pluridisciplinaire qui nourrit sa pratique du droit et lui confère une capacité à innover dans la manière d'accompagner ses clients.
Son engagement : traiter chaque dossier avec la même intensité, en plaçant l'écoute et la transparence au centre de la relation client.
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